

Dans son intervention, le Premier Ministre Robert Beugré Mambé a indiqué que, « La responsabilité du gouvernement est de créer les conditions permettant à chaque jeune d’acquérir les compétences nécessaires pour réussir, entreprendre, innover et participer pleinement au développement de son pays. C’est cette responsabilité qui guide l’action du gouvernement et qui inscrit les réformes que nous conduisons. C’est également cette responsabilité qui nous rassemble aujourd’hui autour du Forum international des métiers et des compétences. cette deuxième édition du FIMEC s’inscrit dans la volonté constante de la Côte d’Ivoire, sous le leadership éclairé de son Excellence, M. Alassane Ouattara, président de la République, de faire du développement du capital humain l’un des piliers de sa stratégie de transformation économique et sociale…Ce plan vise à accélérer l’industrialisation, à renforcer la compétitivité de notre économie, à promouvoir les champions nationaux, à accroître les investissements privés et à créer plus de 3 millions d’emplois à l’horizon 2030″, a t-il signifié avant de signaler que ces objectifs ambitieux ne pourront être atteints que si notre pays dispose des compétences nécessaires pour accompagner les mutations des secteurs productifs, soutenir l’innovation et répondre aux besoins d’une économie en pleine transformation, « La transformation économique de notre pays ne pourra être durable que si elle propose un partenariat fort entre l’État, le secteur privé, les organisations professionnelles, les établissements de formation, les collectivités territoriales et les partenaires au développement. Chaque investissement dans les compétences est un investissement dans la productivité de nos entreprises, dans l’attractivité de notre économie et dans la souveraineté du Nord développement. C’est pourquoi nous engageons un dialogue permanent entre les secteurs de la formation et du monde économique afin de mieux anticiper les évolutions des métiers, d’améliorer l’employabilité des jeunes et de répondre efficacement aux besoins des secteurs productifs ».

Le Chef du Gouvernement a indiqué que l’ambition est de faire émerger un écosystème où la formation professionnelle accompagne pleinement les priorités nationales de développement, soutient la compétitivité des entreprises, favorise l’innovation et contribue à l’industrialisation de notre économie. « Le FIMEC participe pleinement à cette ambition en favorisant le partage d’expériences, le dialogue public-privé et la coopération entre les États. C’est en conjuguant nos efforts dans l’investissement dans le capital humain et en renforçant l’ordre population que nous créerons les conditions d’une croissance plus inclusive, plus résiliente et plus durable au bénéfice de nos populations »

Avant de clore ses propos Robert Beugré Mambé a formulé ce vœu: « Je demeure convaincu que les travaux de cette deuxième édition permettront de faire émerger des solutions innovantes, de consolider des partenariats stratégiques et d’accélérer la modernisation de nos systèmes de développement des compétences. Sous le leadership du président de la République, nous poursuivrons avec détermination les réformes engagées pour bâtir une économie plus compétitive, plus innovante, plus inclusive et davantage créatrice d’emplois. Ensemble, faisons des compétences le premier moteur de notre compétitivité, de notre souveraineté économique et de notre prospérité partagée ».

Pour sa part, le Ministère de l’Emploi et de la Protection Sociale, M.Adama Kamara a relevé que la formation professionnelle est devenue une véritable politique économique:: « Pendant longtemps, la formation professionnelle a été considérée comme le prolongement naturel de la politique éducative. Aujourd’hui, former, ce n’est plus seulement transmettre un savoir.Former, c’est préparer les techniciens qui feront fonctionner nos usines.C’est outiller les artisans qui moderniseront nos filières.C’est affiner la technicité des ingénieurs, des développeurs, des spécialistes de l’intelligence artificielle, des professionnels du numérique et des entrepreneurs qui créeront les emplois de demain. Former, c’est investir dans la croissance ».

Le Ministre en charge de l’Emploi en Côte d’Ivoire, n’a pas manqué d’adresser cette exhortation à la jeunesse ivoirienne: « Chers jeunes, je vous invite à regarder autrement les Centres de Formation par Apprentissage (CFA). Ces établissements vous offrent la possibilité d’apprendre un métier concret, de développer un savoir-faire recherché et de participer directement à l’industrialisation de notre pays. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire importe encore de nombreux équipements, machines, pièces mécaniques et matériels industriels, faute de disposer en nombre suffisant des compétences nécessaires pour les concevoir, les fabriquer, les réparer ou les entretenir localement. Je vous invite à croire en ces métiers, à vous investir pleinement dans les formations qui y sont dispensées et à viser l’excellence. Car la demande est réelle, les débouchés existent et l’avenir appartient à celles et ceux qui maîtrisent les compétences techniques dont notre économie a besoin. Notre ambition est de faire émerger une génération de jeunes capables de fabriquer en Côte d’Ivoire ce que nous sommes encore contraints d’importer à des coûts souvent très élevés…Notre objectif est que chaque jeune qui en sortira soit immédiatement opérationnel, capable d’intégrer une entreprise, de créer sa propre activité ou de contribuer au développement industriel de notre pays. Les usines-écoles formeront ainsi une nouvelle génération de bâtisseurs, de techniciens, de producteurs et d’entrepreneurs, qui ne se contenteront plus de chercher un emploi, mais qui créeront de la valeur, des richesses et des emplois pour les autres ».

Tout en saluant la Directrice Générale de l’AGEFOP, Mme COULIBALY Karitia DE MEIDEROS, pour l’excellente de l’organisation de la 2e édition du FIMEC, M. Adama Kamara a souhaité:« Que les travaux de cette édition débouchent sur un Livre blanc porteur de recommandations concrètes, innovantes et opérationnelles, capables d’inspirer durablement les politiques publiques en matière de formation professionnelle, d’emploi et de développement des compétences…Que les échanges de ces deux journées renforcent notre capacité collective à bâtir des systèmes de formation plus innovants, plus inclusifs et résolument tournés vers les besoins de nos économies. Au XXIᵉ siècle, les pays ne se distingueront plus uniquement par la richesse de leur sous-sol ou l’étendue de leurs infrastructures mais par leur capacité à révéler, développer et valoriser les compétences de leur population.Le XXIᵉ siècle ne consacrera donc que les nations qui auront le mieux investi dans l’intelligence, le talent et les compétences de leur population.Puisse cette deuxième édition du FIMEC contribuer à faire de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique des terres d’innovation, de compétences et d’opportunités pour notre jeunesse ».
Par Enzo Dia









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